“ FLAAVI L’AGRICULTURE DIGITALE ”

“ FLAAVI L’AGRICULTURE DIGITALE ”

LE FUTUR EST NUMÉRIQUE,

LE FUTUR EST NUMÉRIQUE, et Théo Cotin l'a parfaitement compris. Agriculteur du Pays salonais, il a décidé il y a quelques mois d'ouvrir son e-commerce, Flaavi, consacré à la vente de ses récoltes et de celles d'autres exploitants. «On a observé un virage du commerce digital, qui offre des opportunités encore jamais vues». S'il a fait le choix de continuer de commercer par des biais plus traditionnels, sur les marchés hebdomadaires et en grossiste à petite échelle, il envisage une transition complète : «une digitalisation à 100%». «Le concept, c'est de vendre en ligne des paniers de fruits et légumes de notre production et de celle d'autres producteurs locaux, ainsi que des jus de fruits provençaux».
Pour parvenir à l'élaboration du site internet, Théo Cotin a dû faire appel à ses proches : le développement informatique, ce n'est pas son domaine de prédilection, mais l'occasion de travailler avec ses amis, à qui il délègue aussi la livraison des paniers. «Le travail des champs en saison haute, ça ne laisse pas beaucoup de place pour le reste ».
Un travail d'équipe, jusqu'à la culture des produits en eux-mêmes : la production de certaines denrées de saison étant particulièrement complexe, chacun se consacre à celle dont il est l'expert, pour assurer au consommateur un panier varié et de grande qualité.
Ce fonctionnement permet la mise en place d'une solidarité professionnelle: «en tant qu'agriculteur et fils d'agriculteur, je connais les difficultés que mes confrères peuvent rencontrer, surtout cette année, où le froid a été long et a entraîné des pertes colossales dues au gel».

Si le commerce en ligne présente beaucoup d'avantages, comme la séduction d'une clientèle plus jeune, parfaitement au courant de la nécessité d'acheter «responsable» mais qui n'avait pas le temps de se déplacer chez les producteurs locaux, cette technique de vente connaît aussi son lot de difficultés. «Le coût de l'essence et des matières premières a bouleversé notre manière de travailler. A cela, il faut aussi ajouter l'embauche des livreurs, le SAV, les déplacements chez les autres producteurs du programme, et les frais de plateforme et de transactions ».
Toutes ces contraintes doivent être soigneusement réfléchies afin que Flaavi puisse continuer à honorer sa mission : assurer l'accès à des produits locaux de qualité, à un prix abordable. Ainsi, pour bénéficier des services de l'équipe Flaavi, l'adresse de livraison doit se situer dans un rayon de 25 km autour de Salon, ou jusqu'à 35 km moyennant une commission supplémentaire de 5 euros. Ces distances ne sont que temporairement fixées: «en fonction du succès que l'on rencontrera, il n'est pas impossible que le secteur de livraison s'agrandisse».
Cela n'est d'ailleurs pas l'unique projet d'amélioration visé par Théo Cotin pour son e-commerce. Plus tard, il espère pouvoir mettre en place un onglet «Market», permettant au client de commander ce qu'il lui plaît, sans composition de panier imposée, comme sur un marché de producteurs traditionnels.
L'agriculteur envisage également de rajouter de nouveaux types de produits dans son catalogue, tels que des œufs ou du miel, pour permettre au consommateur d'être pleinement décisionnaire de son régime alimentaire.

ANNA BALDY M





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